dimanche 4 novembre 2012

Nauplie : To fougaro


Depuis le 28 octobre dernier, Nauplie peut s'enorgueillir de posséder un centre culturel polyvalent : Το Φουγαρο, la cheminée.


C'est à l'initiative de Florika Kyriakopoulou, que cette ancienne usine de conserves de tomate, située à la sortie de Nauplie en direction d'Epidaure, a  retrouvé vie. 

Et quelle vie ! Une grande salle d'exposition-vente d'objets d'art (l'exposition actuelle présente 56 artistes grecs),


une bibliothèque trilingue où plus de 15'000 livres sont mis à la disposition du public dans un cadre agréable,


une garderie d'enfants, gratuite et bien équipée,



une boutique présentant tous les petits cadeaux qu'on a envie de faire en cette période de fin d'année.


Il est par ailleurs prévu un amphithéâtre, un centre de conférence et un cinéma en plein air. 

Mais ce qui me plaît par dessous tout, c'est le cadre, c'est la rénovation en elle-même : finesse, intelligence et beauté.   Tout est fait pour que l'on s'y sente bien, jusque et y compris un agréable café-restaurant. Jugez-en vous-même :


Aucun détail n'a été négligé.


Je sens que par ces belles matinées automnales, je vais profiter plus d'une fois de la cafétéria.


Quant au restaurant, excellent, je l'ai testé hier soir. Vous pouvez découvrir notre aventure en cliquant ici

dimanche 21 octobre 2012

Trézène


Une fois n'est pas coutume, pour vous parler du site archéologique de Trézène, situé à quelques km de Galatas,  je m'en remets à Jacques Lacarrière, qui lui consacre un chapitre dans son "Dictionnaire amoureux de la Grèce". 

Trèzène : la basilique

"Il fait jour encore. Je monte le long de la colline, je m'assieds dans l'herbe, je regarde : à droite, au loin, les maisons blanches de Poros semblent posées au ras de l'eau comme les superstructures d'un navire englouti. Devant moi, jusqu'à la route, les ruines du sanctuaire d'Hippolyte, affleurant sous les herbes folles, puis les vestiges d'une église byzantine construite sur le site d'un ancien temple et, plus loin, quelques pierres éparses : le tombeau de Phèdre, dit-on, ou celui d'Hippolyte. 

Trèzène : le sanctuaire d'Hippolyte

(...)Sur la gauche, un peu plus haut, se trouve une petite ferme. Elle recouvre, dit-on l'emplacement du temps d'Aphrodite-la-Protectrice d'où Phèdre admirait les exercices d'Hippolyte. Je m'approche et je regarde à nouveau le paysage, la route qui se perd dans les roseaux bordant la mer. Y avait-il ces roseaux sur ce rivage quand Hippolyte quitta les "portes de Trézène", chassé par son père Thésée ? Il est des lieux, en Grèce, qui s'accordent admirablement aux légendes qui s'y rapportent : l'âpreté impitoyable de Mycènes et les crimes des Atrides, le relief torturé de Delphes et le combat d'Apollon et du serpent Python. Ici, dans ce paysage doux et calme, rien n'évoque le drame sanglant de Phèdre, l'inceste, la souillure, les délires du corps et de l'âme, la folie, le suicide, la honte des désirs inavouables, tout cet univers de forces inconscientes émergeant brusquement à la lumière, une lumière elle-même horrifiée, livide, insoutenable...

Trèzène

(...) A la place qu'occupait Hippolyte je ne vois qu'un berger adossé à l'église : il vient de s'éveiller, il se lève, appelle son chien, rassemble le troupeau et se dirige plus haut, vers les versants. Quelle est la vérité de Trézène ? Celle d'une reine hurlant à la mort à la face du soleil, d'un homme déchiqueté le long d'un rivage, d'âmes et de corps broyés par les monstres que nous abritons en nous-mêmes ? Ou celle d'un berger somnolent au soleil et poussant, après deux mille ans, le même cri aigu pour rassembler ses bêtes dans la lumière de l'aube ?"


Trèzène : la basilique

Ce texte traduit merveilleusement l'impression d'intemporalité et de calme que j'ai ressentie lorsque je me suis arrêtée dans ce lieu. 

Le site ne justifie pas, à lui seul, le déplacement mais si vous séjournez sur l'île de Poros, alors ne manquez pas de vous y rendre.

jeudi 30 août 2012

Nauplie : le musée des arts populaires


Le musée des arts populaires de Nauplie, situé dans la partie basse de la vieille ville (carte ici), est la propriété de la Fondation des arts populaires du Péloponnèse, créée en 1974, en souvenir de V. Papantoniou, par sa fille Ioanna, dans le but de conserver et de préserver les objets et plus particulièrement les costumes traditionnels du Péloponnèse et de l'ensemble de la Grèce.

Le thème de l'exposition permanente est le mode de vie dans la bourgeoisie naupliote au début du siècle dernier.  La collection est riche de dons de meubles, de vêtements et d'objets ayant appartenu à des familles de Nauplie.
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C'est ainsi que l'on peut  y admirer la robe de baptême et un portrait de Ioanna Papantoniou elle-même,



une robe de mariée,


une salle à manger 


ainsi que les habits d'apparat inspirés de ceux portés par le roi Othon 1er et la reine Amalia


Rien de bien "populaire" dans tout ça me direz-vous ! C'est sans compter les nombreux costumes traditionnels du Péloponnèse dont voici quelques exemples



samedi 25 août 2012

Chez Spiros (Loutra Oraias Elenis)



A une dizaine de km de Isthmia (là où on peut voir le canal de Corinthe), sur la route en direction d'Epidavros, se trouve une petite station balnéaire sans charme qui s'appelle pourtant Loutras Oraias Elenis, ce qui veut dire les bains de la Belle Hélène !

Mais si je vous parle de ce lieu, c'est qu'on y trouve LA taverne. Celle de Spiros.

Spiros
La photo parle d'elle-même, non ? Il met toute son énergie et son savoir faire au service de ses clients et il mène tout son petit monde - c'est une taverne familiale - sans un mot plus haut que l'autre, avec une efficacité tant dans l'excellence de la cuisine qu'il propose que dans la rapidité du service. Il a toujours l'oeil à tout !

Si en été on peut déguster sur une terrasse les pieds dans l'eau





en hiver, c'est au coin du feu que cela se passe.



Les poissons du jour, ou les côtes d'agneau, accompagnés de frites et de salades, tout y est préparé avec attention et parfois même à côté de vous, histoire de papoter un peu avec les habitués.




Mais ce qui me ravit par-dessus tout, chez Spiros, c'est le cadre. Une "décoration" qui tient plus de l'amoncellement des objets au fil des ans, que du dernier design. Du coup, c'est toute l'histoire de la taverne qui est présente, là sous vos yeux.



 On aura reconnu Hardy, ayant perdu son Laurel



Un tableau à la gloire des bistrots, lieux de rencontres par excellence



Sans oublier les cages pour canaris trônant fièrement au-dessus du frigidaire



Et lorsqu'on quitte la table, le désordre qui y règne témoigne bien de la générosité du repas.



C'est une adresse que je vous recommande, soit en venant d'Athènes, après un arrêt au Canal de Corinthe, avant de poursuivre la route pour Nauplie (voir la carte), soit au départ de Nauplie sur la route du retour sur Athènes, ou tout simplement, comme je le fais moi-même, comme but unique de la sortie.

vendredi 22 juin 2012

Nauplie : la plage de Kastraki


A une douzaine de km de Nauplie, au pied de l'ancienne Assini, se trouve la petite crique de Kastraki.


Une plage de galets, ombragée uniquement grâce aux parasols, c'est l'endroit idéal pour ceux qui aiment visiter les rochers à l'aide de masque et de tuba. 

Plage de Kastraki
On est loin de la foule de Tolo que l'on aperçoit au loin et on peut même se restaurer à la taverne qui la surplombe.

Je n'irais pas m'y baigner tous les jours, mais de temps en temps, ça change de Karathona !

mercredi 20 juin 2012

Vivari et ses tavernes de poissons


A une douzaine de km de Nauplie, se trouve le très joli port de Vivari. Situé dans un golfe très fermé, c'est un endroit paisible, consacré à la pêche et à la pisciculture.


Les petites maisons qui bordent la mer, en font tout le charme.


Lieu de villégiature aux nombreuses pensions, on peut s'y baigner, mais je conseille toutefois d'aller plutôt jusqu'à la plage de Kontili, (voiture indispensable). 


C'est une longue plage, où les paillotes et autres bars se multiplient ces dernières années. Attention, toutefois, elle n'est destinée qu'aux bons nageurs, la profondeur de l'eau tombant à 80 m. à 1 m. du bord à peine.

Mais on va surtout à Vivari, pour ses tavernes de poissons !


Ma préférence va à la taverne "O Dimitris", où les poissons sont toujours cuits à la perfection, ni trop, ni pas assez,    les accompagnements de salades et autres aubergines ou  courgettes frites délicieux et où le service est agréable et chaleureux.





jeudi 31 mai 2012

Epidaure : Festival 2012


Comme annoncé il y a quelques temps, je vous livre ci-dessous, le programme du Festival d'Epidaure de l'année 2012.

Au mois de juillet

6 et 7 juillet : Sophocle : Oedipe Roi






13 et 14 juillet : Aristophane, Les nuées






20 et 21 juillet : Aristophane : les Cavaliers





27 et 28 juillet : Hanan Snir : Electre et Oreste, la justice







Au mois d'août

3 et 4 août : Molière : Amphitryon






10 et 11 août : Aristophane :Les oiseaux






17 et 18 août : Aristophane : L'Eolosicon.








Les représentations ont lieu à 21 h. Les caisses sont ouvertes à partir de 19 h. Il n'est pas nécessaire de réserver à l'avance, le théâtre comptant près de 15'000 places, il est très rare qu'il soit complet.

Des bus spéciaux sont prévus à partir de Nauplie.

Je vous souhaite de pouvoir assister à l'une ou l'autre de ces représentations. Même si vous ne comprenez pas le grec, (une rapide lecture dans l'après-midi de la pièce vous aidera à suivre l'intrigue), la magie de lieu, l'imagination des metteurs en scène quant à l'utilisation de l'espace, sauront vous enchanter.

Théâtre d'Epidaure

dimanche 4 mars 2012

Nauplie : le marché aux poissons


Le mercredi et le samedi, c'est devenu une habitude pour moi, je fais un saut au marché et plus particulièrement du côté des pêcheurs. 

Même si je n'ai pas prévu de poisson au menu du jour, j'y passe pour le plaisir des yeux, pour l'ambiance, et même pour l'odeur !




Le choix est varié et, si certains poissons semblent bien communs, le simple fait d'être fraîchement pêchés leur rend toute leur noblesse.




Je n'en connais pas tous les noms, et dans ma tête, je continue à en appeller certains en français, comme le thon ou le saumon



et d'autres, comme le galéos que j'ai découvert ici,  en grec !




Je craque souvent pour le poulpe, que je prépare en salade ou au vin.



Lorsque je me sens paresseuse, je demande à ce qu'on  nettoie mes poissons. 




Je n'ai pas de pêcheur préféré, mais j'ai un faible pour celui qui emballe sa marchandise dans ces jolis cornets.




Si vous passez par Nauplie, ne manquez pas d'aller écouter les pêcheurs vanter leurs poissons !