vendredi 30 décembre 2011

Le parc de la ville de Nauplie

Situé entre la vieille ville proprement dite et le carrefour  formé par les routes d'Argos et d'Epidaure, le parc de Nauplie est un passage obligé de tous les jours. Et ce n'est pas pour me déplaire, car la végétation y est luxuriante.



Les allées sont larges et bordées de bancs où il fait bon s'arrêter.




De nombreux petits bistrots y ont instalé leur terrasse et c'est le lieu rêvé pour déguster un bon gyro (pita garnie de viande de porc ou de poulet rôtie sur une broche verticale), ou des petits souvlakis (petites brochettes) appelés "kalamakia".



L'histoire est également présente par la statue de Théodore Kolokotronis (1770-1843), héros de l'indépendance grecque, avec en toile de fonds le Palamidi,






et par celle de Ioannis Kapodistrias, gouverneur de la Grèce indépendante de 1827 à 1831.



Un petit bassin autrefois alimenté en eau courante a longtemps été le lieu de villégiature d'un paon, qui n'hésitait pas à se faire admirer des passants.


Les enfants n'ont pas été oubliés puisqu'une partie du parc leur est consacrée :




Un petit théâtre de plein air permet aux diverses compagnies ou écoles de danse, folklorique ou classique, de se produire. On assiste là à une répétition du cours de ballet, auquel participent un grand nombre de fillettes de la ville.



Le parc c'est aussi là que se déroule, tous les mercredi et samedi matins, le marché aux légumes et aux fruits 



et c'est l'occasion, d'aller prendre un frappé au fameux café "Σταθμος". C'est l'ancienne gare et, été comme hiver, c'est  le rendez-vous idéal, des amis qui font leurs courses.



dimanche 11 décembre 2011

Nauplie : le quartier de Pronoia

Le quartier de Pronoia (la Providence), situé juste en dessous du Palamidi, a été créé après l'indépendance de 1822, sur décision de Ioannis Kapodistrias, pour faire face à l'arrivée massive de réfugiés grecs en provenance principalement de Crète. 

Nauplie Nafplio

Contrairement à l'enchevêtrement des ruelles de la vieille ville de Nauplie, ce quartier se caractérise par des rues se croisant à angle droit. Si, dans les années 1970-80, de petits immeubles de deux étages ont fait leur apparition, il reste encore de nombreuses maisons d'origine dont le caractère principal est d'avoir un toit à pente unique.

Nauplie Nafplio

On a vraiment l'impression de se promener dans un village. D'ailleurs, les habitants de Pronoia parlent de "descendre à Nauplie", lorsqu'ils se rendent au centre ville.


De petits jardins, des pots de fleurs, le quartier est très fleuri.


Nauplie Nafplio


La grande place de Pronoia a été le théâtre de la Quatrième Assemblée Nationale, qui, en 1832, a ratifié l'élection du roi Othon II à la tête de l'Etat grec.


Nauplie Nafplio


Au coeur de Pronoia, se trouve l'Eglise d'Aghia Triada (de la Sainte Trinité) et, dominant la colline, celle d'Evangelistrias (l'Annonciation) qui donne lieu à une grande panigiri le jour de sa fête.


Nauplie Nafplio
                        Eglise d'Aghia Triada                                                                              Eglise Evangelistrias        
C'est principalement un quartier d'habitation, mais on y trouve encore de nombreux petits artisans, comme ce tailleurs qui travaille parfois très tard le soir, lorsqu'il a une commande à finir.


Nauplie Nafplio


Les petits commerces résistent tant bien que mal à la concurrence des grands supermarchés et le boucher travaille encore à l'ancienne.




C'est un quartier agréable où il fait bon vivre. C'est d'ailleurs là que j'ai finalement décidé d'habiter.


Nauplie Nafplio

samedi 17 septembre 2011

Karya

Lorsqu'en été, on recherche un peu de fraîcheur, on se rend  à une vingtaine de km d'Argos dans le village de Karya. A 700 m. d'altitude, il s'accroche aux pentes du mont Artemisio, et s'étale en forme d'amphithéâtre.

Karya, Argolide

Situé aux confins de l'Argolide, de l'Arcadie et de la Corinthie,  c'est le village natale de l'un des compagnons de Kolokotronis, héros de la lutte de libération de 1821.
Il est surtout remarquable par son architecture traditionnelle dont voici quelques exemples :






















On y rencontre encore des ânes.

Sur la place principale, à la taverne O yeros platanos,  on mange d'excellente païdakia (les côtelettes d'agneau) et à en croire ce monsieur, la vie semble s'y écouler bien doucement.

samedi 13 août 2011

Itinéraire 5 : Excursion d'un jour : Nauplie, Stymphalia, Nauplie

Voici une balade d'un jour à faire en voiture, (voir l'itinéraire) à partir de Nauplie, en ne partant pas après 8h. du matin et qui vous fera passer par Néméa, Aidonia, Stymphalia pour revenir par la montagne sur Argos

Premier arrêt : l'ancienne Néméa


Ancienne Néméa : Temple de Zeus









Poursuivre la route en direction de Stymphalia sans oublier d'apprécier le paysage vinicole de la région.

Vignoble de Néméa

A Aidonia, suivre les indications pour le cimetière mycénien



Aidonia, cimetière mycénien


S'arrêter au bord de la rivière pour profiter de la fraîcheur


Aidonia


Puis poursuivre en direction de Stymphalia et de son lac

Lac de Stymphalia

S'arrêter chez "O Leonidas" à Karteri, puis reprendre la route en direction de Lafka, Alea, Frousounia.


Alea

Vous rejoignez ensuite l'autoroute Tripoli-Corinthe. Prenez la sortie Argos à l'échangeur de Sterna et rentrer sur Nauplie juste avant la nuit.


Nauplie au coucher de soleil






jeudi 11 août 2011

Aidonia : cimetière mycénien


Sur la route entre Néméa et Stymphalia, se trouve le village d'Aidonia, dans lequel a été retrouvé un cimetière de l'époque mycénienne.


On y trouve quelque 17 tombes, rectangulaires, précédées d'un "dromos". 





Certaines d'entre elles communiquent les unes avec les autres

 
Le site est situé sur la colline qui surplombe le village et n'est pas très étendu. Il n'est pas mentionné dans les guides et on ne trouve pas beaucoup d'explications. Mais peut-être ces images parlent-elles d'elles-mêmes.
 
 
En revanche on trouve quelques articles concernant le vol du trésor qui s'y trouvait :

Un trésor pillé rendu à la Grèce

Le Journal des Arts - n° 24 - Avril 1996
Une cour de justice américaine rend une décision en faveur de la restitution à la Grèce de bijoux d’or pillés sur un site archéologique et récemment exposés dans une galerie new-yorkaise.
Un juge américain vient de se prononcer pour la restitution à la Grèce d’un trésor mycénien, trouvé par des pillards dans un tombeau sur le site archéologique d’Aidonia, au sud du pays. Cet ensemble d’objets a été exposé en 1993 à la galerie Michael Ward de New York. Au cours de l’audience, il a été démontré qu’il avait été volé et exporté de façon illégale.

Le trésor, qui comporte 312 pièces – des bagues, des bracelets et des pendants d’oreille en or, et des sceaux-cylindres en pierre –, a été pillé sur le site des fouilles il y a une vingtaine d’années. Il est passé dans de nombreuses mains avant d’aboutir à la galerie new-yorkaise. Katerina Dimakopoulos, archéologue attachée au ministère grec de la Culture,  après avoir vu le trésor exposé, a engagé des poursuites devant une cour fédérale en s’appuyant sur la convention de l’Unesco sur la protection des antiquités, adoptée en 1970. Selon cette convention, le plaignant qui revendique des antiquités volées, doit pouvoir prouver leur origine.


Cet arrêt, qui fait jurisprudence, a été accueilli avec satisfaction par Stavros Benos, ministre grec de la Culture. Stavros Benos s’apprête à engager une action similaire demandant le retour des Marbres Elgin conservés au British Museum. Melina Mercouri, qui l’a précédé à ce poste, avait fait campagne pour la restitution des sculptures, enlevées il y a 180 ans par lord Elgin sur l’Acropole, car elles sont le symbole de l’identité nationale. 
Une partie de ces objets est actuellement exposée dans le musée du site archéologique de Néméa. On peut y admirer ce magnifique collier.

Bijoux retrouvé dans le Cimetière d'Aidonia, Korinthie

Et pour finir, je n'oublie pas de vous donner une idée du panorama qui s'offre à nous du haut de cette colline.


lundi 8 août 2011

Lac de Stymphalia

Un de mes buts de balades préférés est le lac de Stymphalia en Corinthie.

Lac de Stymphalia

Le nom de Stymphalia vous est forcément connu. N'est-ce pas là que Hercule combattit les oiseaux aux serres d'airain. Voilà ce qu'en dit Pausanias :

"On dit que sur les bords du Stymphale il y avait autrefois des oiseaux carnassiers qui vivaient de chair humaine, et qu'Hercule les tua tous à coups de flèches ; Pisandre de Camire dit qu'il ne fit que les chasser par le bruit des cymbales. Quoi qu'il en soit, les déserts de l'Arabie qui engendrent tant de sorte de bêtes ont aussi des oiseaux nommés stymphalides, qui ne sont guère moins à craindre pour les hommes que les lions et les léopards."

Hercule combattant les oiseaux de Stymphale, amphore datant du Ve s. av.-J.C.
Recouvert en grande partie de roseaux c'est en effet un endroit rêvé pour les oiseaux dont on entend les appels. Des cabanes d'observation ont été aménagées, notamment sur la rive sud. Une paire de jumelles est conseillée.



Mais outre le chant des oiseaux, le plaisir est bien sûr visuel. Le vent joue dans les roseaux en y dessinant de grandes vagues,


les nuages se reflètent dans les espaces dégagés


et le croassement des grenouilles et crapauds vous tient compagnie tout au long de la balade.


Près de l'actuel village de Stymphalia, se trouve un site archéologique où les travaux de fouilles sont en cours. La principale découverte est un temple dédié à Athéna. 

Temple d'Athéna à Stymphalia


Tout à côté on peut y observer les ruines d'un temple cistérsiens datant du XIIIe s. ap. J.-C. 

Stymphalia : Temple de Zaraka

Et comme toute balade nécessite un pause déjeuner, je vous recommande la taverne de "Leonidas" sur la place du village de Kartéri.  Non seulement on y mange très bien, mais l'accueil est chaleureux et la terrasse agréablement ombragée.

Taverne "O Leonidas" à Karteri - Stymphalia

lundi 1 août 2011

Mycènes : le musée

La visite du site de Mycènes, se poursuit naturellement par celle de son musée, inauguré en 2003.  La Grèce a pour projet de désengorger le Musée National d'Athènes en rapatriant sur les sites eux-mêmes, les collections d'objets qui en son originaires.
 
C'est ainsi que l'on peut désormais y admirer les nombreux trésors trouvés, notamment dans les cercles des tombes A et B et ainsi, mieux comprendre la civilisation mycénienne. (A ce sujet, je vous recommande l'excellent article paru sur Wikipédia). 

On peut donc y voir un grand nombre de poteries à motifs géométriques, d'influence minoenne,



mais également figuratifs, représentant divers animaux marins ou des végétaux



Dans le domaine de la céramique, ce sont les "idoles" qui sont les plus nombreuses. Là aussi, on reconnaît le style des statuettes crétoises.




Les salles du palais et les maisons étaient décorées de fresques murales dont on a retrouvé certains fragments




présentés et expliqués par des croquis d'une grande précision.




Mais la visite ne serait pas complète si je ne parlais pas des magnifiques bijoux retrouvés, principalement dans les tombes. L'or y domine bien sûr.





Les armes trouvées à côté des squelettes de certaines tombes, témoignent de la puissance guerrière de Mycènes.





Les différents matériaux importés, or, bronze, ivoire, lapis lazuli, démontrent l'étendue de la zone commerciale de la civilisation mycénienne, dans tout le bassin méditerranéen et même au-delà.


Le musée consacre également une salle à la vie quotidienne et aux objets usuels retrouvés dans les maisons, ainsi qu'une vitrine concernant la place des femmes dans cette société, tout du moins dans sa classe la plus puissante.




Je ne prétends pas avoir transmis ici tout ce que j'ai appris sur ce monde si lointain en parcourant ce musée et je suis sûre que vous y découvrirez encore bien d'autres renseignements. Les explications sont en grec et en anglais.