lundi 17 mai 2021

Festival d'Epidaure 2021


Le Festival d'Epidaure 2021 aura bien lieu ! 

Les mesures de sécurité sanitaire seront adoptées et adaptées à la configuration du lieu.

Voici le programme :


02-03- 04/07    IPHIGENIE EN TAURIDE, Euripide
                             Mise en scène : Yorgos Nanouris




09-10-11/07        LES GRENOUILLES, Aristophane
                              Mise en scène : Argiro Chioti



16-17-18/07        ORESTE, Euripide
                              Mise en scène : Yannis Kakleas




23-24-25/07        LES LIMIERS, Sophocle
                    
                               Mise en scène : Michali Marmarinos




30-31/07
01/08                    LES PHENICIENNES, Euripide
                               Mise en scène : Yannis Moschos




06-07-08/08        HELENE, Euripide
                                Mise en scène : Vassilis Papavassiliou



13-14-15/08        LES BACCHANTES, Euripide
                               Mise en scène : Nikaiti Kontouri




20-21-22/08        PROMETHEE ENCHAINE, Eschyle
                                Mise en scène : Aris Biniaris





03-04-05/09        OEDIPE, Maja Zade
                                Mise en scène : Thomas Ostermeier




Vous trouverez tous les renseignements pour l'achat des billets sur le site du Festival. J'attire votre attention sur la mention qui y est faite concernant des changements possibles en fonction de la situation sanitaire.

Je m'efforce de procurer le texte (en français) des pièces mentionnées aux personnes qui séjournent chez moi.

Je vous souhaite beaucoup de plaisir si vous avez la chance d'assister à l'une ou l'autre des représentations.

 

dimanche 25 octobre 2020

Corinthe : le diolkos

Qui dit Corinthe dit canal, mais savez-vous que dès l'antiquité, les marins grecs ont cherché à éviter d'avoir à faire le tour du Péloponnèse ?

C'est ainsi que dès la fin du VIIe s. av. J.-C. un chemin dallé a été construit pour permettre aux bateaux de traverser l'isthme large de 6,4 km à son point le plus étroit. On l'appelle le Diolkos.

Corinthe, Diolkos (25.10.2020)


Le Diolkos est resté en service jusqu'au Ier s. ap. J.-C. On suppose que c'est la tentative de Néron de creuser un canal dans l'Isthme en 67 ap. J.-C. qui a mis fin à son exploitation.

Plutôt que de me lancer dans des explications techniques, je vous suggère de regarder ce petit film qui expose de manière détaillée la manière dont les bateaux étaient transportés d'un côté à l'autre de l'isthme. (Il est en grec, mais les images parlent d'elles-mêmes).



Actuellement, il ne reste plus que de petites portions de cet ingénieux système, mais on distingue encore très bien les traces laissées par les roues des chariots.


Corinthe, Diolkos (25.20.2020)


La visite est finalement très brève, mais elle peut être l'occasion de voir un de nos bateaux contemporains emprunter le canal avec nettement moins de difficultés que dans l'antiquité. 


Canal de Corinthe (25.10.2020)


Et le paysage alentour n'est pas en reste pour nous émouvoir de ces deux prouesses.


Canal de Corinthe (25.10.2020)


vendredi 23 octobre 2020

Agia Theodora ou la chapelle miraculeuse

Voilà bien longtemps que j'entends parler de cette chapelle miraculeuse, mais je n'avais jamais eu l'occasion de m'y rendre. A l'occasion de la visite de ma soeur et de mon beau frère, nous avons décidé d'aller voir ce phénomène, situé au plein coeur du Péloponnèse, un peu en-dessous de Mégalopoli. (voir la carte). Et je dois dire que l'effet est bluffant. En effet, 17 chênes semblent sortir du toit sans laisser voir aucune trace de leurs racines à l'intérieur même de la chapelle. Jugez-en plutôt :


Agia Theodora (29.09.2020)


Agia Theodora (29.09.2020)

Alors, miracle ou pas ? Selon des chercheurs en géophysique, il a été établi que les racines suivent les interstices entre les pierres des murs jusqu'au sol.

Agia Theodora (29.09.2020)

Il n'empêche qu'il est étonnant de constater que le toit de cette toute petite chapelle supporte un poids considérable sans en être affecté. Et puis, la légende lié à ce lieu vaut la peine d'être rapportée.

Il s'agit de l'histoire d'une jeune fille, Théodora, qui pour éviter à sa famille de devoir payer un impôt du fait qu'elle n'avait pas de garçon a envoyer à l'armée, a décidé de se déguiser en homme et de prendre ainsi la place de ce frère inexistant. Elle fut assignée à la garde d'un monastère de nones dont l'une d'elles en tomba amoureuse. S'étant consolée de l'indifférence de "Théodore" dans les bras d'un autre soldat la none tomba enceinte et pour se venger le désigna comme responsable. Théodora ne voulut pas révéler son identité et fut condamnée à mort. Avant de mourir elle déclara que sa tombe deviendrait une église, que sa chevelure des arbres et que son sang deviendrait une rivière. C'est ainsi que cette chapelle étonnante lui fut consacrée, car outre les arbres, une source existe bien au pied même de l'édifice. 

Agia Theodora (29.09.2020)

Quoi qu'il en soit, c'est un endroit plein de charme et de plus situé dans une région magnifique. Sur la route, nous nous sommes arrêtés pour un petit café dans le village d'Isaris, et avons apprécié le point de vue sur cette partie du Péloponnèse qui nous permet même d'apercevoir la mer dans la direction de Kalamata.

Vue depuis Isaris (29.09.2020)


samedi 6 juin 2020

Monastère de Ag. Dimitrios Avgou


Je croyais presque tout savoir sur la région que j'habite et puis, à la faveur d'une recherche sur internet, je tombe sur un monastère dont je n'avais jamais entendu parler : le monastère de Saint Dimitrios Avgou (de l'oeuf) ! Bizarre, ce nom et en plus dans une région où je n'aurais jamais imaginé de telles falaises.

Car en effet, c'est un de ces monastères dont les Grecs ont le secret, un de ces monastères construit à flan de falaise. Jugez-en plutôt.

Iéra Moni Agiou Dimitriou Avgou (05.06.2020)


Les premiers moines à s'y être retirés se contentaient des grottes dont la falaise est truffée et ceci dès le 11e siècle. Ce n'est que petit à petit que les bâtiments se sont développés et que des cellules ont été créées en façade. 


Iéra Moni Agiou Dimitriou Avgou (05.06.2020)
La chapelle est située au deuxième étage et est consacrée pour une part à St Dimitri, pour l'autre à St Théodore. Son dôme laisse filtrer la lumière extérieure.

Iéra Moni Agiou Dimitriou Avgou (05.06.2020)

Elle est dotée de deux grottes servant à la liturgie


Iéra Moni Agiou Dimitriou Avgou (05.06.2020)


et ornée de fresques datant du 15e ou 16e siècle.


Iéra Moni Agiou Dimitriou Avgou (05.06.2020)


C'est à cette époque-là que le monastère a connu son apogée en terme d'occupation et surtout de richesses. En effet, sous la domination ottomane l'Eglise orthodoxe bénéficiait d'une certaine autonomie et les paysans des environs préféraient céder leurs terres au monastère plutôt que de payer de lourds impôts à l'occupant. C'est ainsi que le monastère s'est développé et a prospéré. Il semble que d'autres bâtiments aient été construits dans les alentours, mais il n'en reste pratiquement plus de trace.  

Bien qu'ayant perdu de son importance, (il ne restait plus que 8 moines en 1820) le monastère a participé à la révolution de 1821, mais a été brûlé, en 1825 par Ibrahim. En 1833 les biens du monastère ont été en grande partie liquidés au profit du Trésor public et la terre a été divisée entre les paysans de la région. Le monastère a encore subi deux autres incendies, dont on voit encore les traces.

Iéra Moni Agiou Dimitriou Avgou (05.06.2020)

Sur la partie supérieure du bâtiment principal, on trouve la partie extérieure du dôme 

Iéra Moni Agiou Dimitriou Avgou (05.06.2020)

ainsi qu'un petit bâtiment orné d'une fresque particulièrement abîmée.

Iéra Moni Agiou Dimitriou Avgou (05.06.2020)

Iéra Moni Agiou Dimitriou Avgou (05.06.2020)

Pas facile d'y accéder, car les marches d'escaliers sont étroites et très hautes, mais la vue en vaut la peine !

Vue depuis le Iéra Moni Agiou Dimitriou Avgou (05.06.2020)

L'accès au monastère lui-même n'est pas très facile non plus.  Que l'on prenne la route venant de Pelei ou celle venant de Ano Karnazaiika, il s'agit de deux routes en terre (je dirais presque en pierres) peu entretenue. En venant de Ano Karnazaiika il faut passer une rivière à gué ce qui est faisable, même sans 4x4 s'il n'a pas plu dans les deux jours qui précèdent, sinon, le niveau est trop haut et donc dangereux. Mais que cela ne vous décourage pas de tenter l'aventure. Vous pouvez voir la carte en tapant ICI.

Mais je ne peux terminer ce billet sans vous expliquer, selon le jeune moine qui s'occupe actuellement du monastère, le pourquoi de cette appellation de St Dimitrios "de l'oeuf".
La raison la plus vraisemblable est que cela provienne du nom de la montagne à laquelle le monastère est "accolé"  qui est dénommée ainsi car son sommet est "pelé". 
La deuxième relève de la légende suivante et qui avait trait à l'évaluation de la foi de deux femmes : la première avait eu une apparition de la Vierge Marie qui lui avait ordonné de jeter son enfant handicapé du haut de la falaise et il serait guéri. Ce qu'elle fit et l'enfant fut sauvé. La deuxième, dans la même situation, préféra d'abord faire un test avec un oeuf, qui ne se cassa pas. Elle jeta donc ensuite son enfant mais celui-ci s'écrasa bel et bien. Et le jeune moine de partir d'un grand éclat de rire !


samedi 28 avril 2018

Epidaure Festival 2018


Voici le programme du Festival d'Epidaure de cette année :

29 et 30 juin 2018 
Les Acharniens, Aristophane
Kostas Tsianos



6 et 7 juillet 2018: 
Agamemnon, Eschyle
Cezaris Grauzinis
Théâtre national de la Grèce du Nord




13 et 14 juillet  2018:
Ploutos, Aristophane
Nikita Milivojevic
Théâtre national de Grèce






20 et 21 juillet 2018 :
Electre, Sophocle
Thanos Papakonstantinou, 
Théâtre national de Grèce




27 et 29 juillet 2018 :
Les Thesmophories, Aristophane
Vangelis Theodoropoulos





3 et 4 août 2018 :
Oreste, Euripide
Yannis Anastasakis
Théâtre national de la Grèce du nord





10 et 11 août 2018 :
Les Grenouilles, Aristophane
Kostas Filippoglou





17 et 18 août 2018 :
Oedipe à Colone, Sophocle
Yannis Kokkos





Les représentations ont lieu dans le théâtre antique d'Epidaure, à 21 h. Le prix des billets va de 8 ou 10 € à 45 €. Un service de bus est organisé au départ de Nauplie.


Vous trouverez toutes les informations pratiques en cliquant sur le lien ci-dessus.


Je vous souhaite de belles soirées si vous avez l'occasion d'assister à l'une ou l'autre de ces représentations.



mercredi 17 janvier 2018

Cythère


Une île que j'apprécie beaucoup et où je me suis rendue à plusieurs reprises avec l'agréable surprise de voir qu'elle n'a pas été dégradée par le tourisme qui y reste très raisonnable.


Question pratique, autant vous dire tout de suite qu'il faut y disposer d'une voiture, car si l'endroit que je vous conseille pour y loger c'est Kapsali, (Καψάλι) le petit port tout au sud de l'île, une voiture vous permettra de rayonner et de découvrir bien d'autres lieux tout aussi charmants.


Cythère
Cythère - Kapsali (01-10-2014)
Comme vous le voyez, le village reste à dimensions humaines et à moins de vous y rendre en plein mois d'août, le mois du retour au pays des habitants ayant émigré en Australie, vous n'aurez pas de peine à vous baigner dans un paysage de rêve et de profiter des tavernes qui longent le bord de mer.

Si vous voulez varier les plaisirs vous pouvez vous rendre à Chora (Χωρα), la capitale de l'île  qui surplombe la baie. Vous y trouverez des ruelles typiques, quelques boutiques et restaurants et surtout une forteresse vénitienne datant du 13ème siècle. 


Cythère
Cythère, Chora (01.10.2014)

Sur le chemin qui y mène, les portes des anciennes demeures portent encore le blason des grandes familles qui ont régné sur l'île.  


Cythère


Ces dernières ont également laissé la tradition de construire une église privée à l'intérieur des grottes naturelles de l'île.  Sur le flan de la colline de la citadelle, on peut en voir plusieurs dont celle-ci.


Cythère
Cythère, Chora (01.10.2014)


J'ai eu l'occasion de rentrer dans l'une de ces églises, qui ne payait pas de mine de l'extérieur, mais qui une fois les quelques marches descendues, m'a révélé une énorme salle, éclairée par un puits de lumière naturel. 


Cythère
Cythère - Kapsali (09-1994)


Ne manquez pas Milopotamos (Μυλοπόταμος) et sa cascade et surtout, tout près de là, Kato Chora (Κάτω Χώρα), où les vestiges d'un palais et d'un village, ainsi que de nombreuses chapelles vous réjouiront.


Cythère
Cythère, Kato Chora (02.10.2014)


Cythère
Cythère - Kato Chora (02.10.2014)

Pas très loin de là, vous pouvez visiter la grotte d'Aghia Sofia, qui vous entraîne au coeur de la montagne. 


Cythère
Spilia Agia Sofia (02.10.2014)

L'île offre de nombreuses plages, notamment à Avlemonas et Diakofti, et Agia Pelagia.


Cythère
Agia Pelagia (04.10.2014)

Mais le charme de Cythère ce sont surtout ses petites criques perdues au bout d'un chemin de terre, comme à Kyriakoulou.


Cythère
Cythère - Kyriakoulou (03.10.2014)


Je pourrais encore vous parler du monastère Myrtidion, du marché le dimanche à Potamos, des couchers de soleil, des discussions animées le soir au café, mais je finirai par cette photo qui donne bien le sentiment de sérénité que produit Cythère.


Cythère
Kapsali (01.10..2014)



dimanche 29 octobre 2017

Anafiotika - Un quartier d'Athènes


S'il y a un endroit où j'aime me balader quand je suis à Athènes, c'est bien le quartier d'Anafiotika, situé sur le flan nord de l'Acropole, juste en-dessus de Plaka.

En fouillant dans mes vieux albums, j'ai retrouvé deux photos prises en 1996 !


Athènes,Anafiotika
Athènes,Anafiotika
Anafiotika (1996)















L'arbre a disparu, mais les chats sont toujours là !

Ce qui donne tout son charme à cet endroit, c'est qu'il forme comme un ilôt de calme dans le brouhaha de la ville et la déferlante de touristes dans Plaka et quand je dis îlot, je pèse mes mots, puisque ceux qui l'ont construit étaient des travailleurs originaires de l'île d'Anafi, pas loin de Santorin. C'est le gouvernement du roi Othon qui les avaient fait venir pour construire, notamment, le palais du roi, l'actuel bâtiment du parlement.

Athènes,Anafiotika
Anafiotika (2011)


On y retrouve donc le style des Cyclades avec ses ruelles étroites et ses volets colorés.

Athènes,Anafiotika
Anafiotika (2017)


Athènes,Anafiotika
Anafiotika (2017)

Ce qui me ravi, c'est l'impression que l'on pourrait se perdre dans le labyrinthe de ces ruelles qu'il ne faut pas hésiter à emprunter, quitte à faire demi-tour si elles ne mènent pas plus loin que la porte d'une cuisine.

Athènes,Anafiotika
Anafiotika (2017)

Certaines n'ont pas changé, seule la végétation a prospéré,

Athènes,Anafiotika
Anafiotika (2017)

Athènes,Anafiotika
Anafiotika (2011)
















d'autres ont été bien rénovées même si l'on trouve encore quelques ruines.


Athènes,Anafiotika
Anafiotika (2017)




Athènes,Anafiotika
Anafiotika (2017)














Ce qui reste immuable ce sont les chats !


Athènes,Anafiotika
Anafiotika (2009)